La guerre de la révolutionnaire américaine commença le 19 avril 1775. Ce jour-là, environ 700 fantassins et grenadiers de l’armée régulière britannique investirent le village de Concord, non loin de Boston, dans le but de saisir armes et munitions que les colons américains regroupés en milice y avaient stockés. Pour expliquer la présence de l’armée dans ce village paisible du Massachusetts, mon récit m’amène à évoquer, sans faire injure à l’histoire, différents conflits ayant opposés royaumes et empires européens, y compris leurs colonies en Amérique du Nord à partir de 1660. Ce rappel expliquera comment l’Angleterre, ruinée par ses guerres en Europe et dans ses colonies, se résolut à augmenter les taxes qu’elle souhaitaient percevoir dans sa colonie américaine. Le refus des Américains de payer ces ces taxes menèrent directement à la guerre de la révolution américaine.
Voici un résumé des traités et impôts que j’estime pertinents pour expliquer la présence de l’armée dans ce village paisible du Massachusetts. L’Angleterre, ruinée par ses guerres en Europe et dans ses colonies, se résolut à augmenter les taxes qu’elle souhaitaient percevoir dans sa colonie américaine ou même à en créer de nouvelles. Le refus des Américains de payer ces ces taxes mena directement à la guerre de la révolution américaine.

En réaction à ces lois détestées, les élus de douze des treize colonies se réunirent à la salle des Carpentiers à Philadelphie du 5 septembre au 26 octobre 1774 pour y tenir un premier Congrès continental. Aux prises avec des problèmes urgents, la Géorgie n’y envoya aucun délégué. Ce premier Congrès accoucha d’une première Association des colonies, dont l’effet principal visait à boycotter tous les biens et produits d’origine britannique dans l’espoir que la Grande-Bretagne abrogerait les lois intolérables. En leur article 2, les statuts de cette Association énonçait clairement que le boycott s’appliquait au commerce des esclaves (Slave Trade) entre la Grande-Bretagne, ses possessions et les colonies américaines, les esclaves étant considérés comme un bien. Le Congrès adopta également une proclamation et des résolutions (Declaration and Resolves of the First Continental Congress). La première résolution consacrait le droit fondamental des colons à la vie, à la liberté et à la propriété, cette propriété s’étendant également à la propriété d’esclaves. Mais elle interdisait l’importation d’esclaves de l’Angleterre, ce qui signifiait la fin du commerce des esclaves provenant notamment des Antilles britanniques. Finalement, le Congrès adressa au Roi un véritable cahier de doléances, reprenant toutes les injustices dont les colons se sentaient victimes depuis l’adoption des Lois Coercitives. Le boycott fut très efficace, réduisant presqu’à zéro les importations britanniques dans les colonies.
Le Congrès décida aussi de se réunir à nouveau le 10 mai 1775, cette fois-ci à la salle de l’Indépendance à Philadelphie . A l’ordre du jour du deuxième Congrès continental, s’ajouta un évènement que les délégués du premier Congrès ne pouvait pas voir venir lors de la clôture du premier: le début de la guerre de la révolution américaine.

Le 18 avril précédent en effet, soupçonnant l’existence d’une cache d’armes et de munitions des colons dans les environs de Concord non loin de Boston, les troupes britanniques avaient tenté de saisir ce matériel. Mais des escarmouches opposèrent soldats britanniques et miliciens. Les soldats durent retraiter jusqu’à Boston en passant par Lexington. Ces escarmouches, connues sous le nom de Batailles de Lexington et Concord, marquent le début de la guerre de la révolution américaine.
Le deuxième Congrès continental qui s’ouvrit le 10 mai 1775 prit de facto en charge la conduite de la guerre et devint le gouvernement provisoire de la nouvelle union des 13 colonies contre la puissance coloniale. C’est lui qui nomma Washington général en chef le l’armée américaine dès le mois de juin 1775 et qui proclama l’indépendance des États-Unis le 4 juillet 1776. En 1778, la France se joignit aux Américains et leurs efforts conjugués menèrent à la victoire contre les Britanniques lors de la bataille de Yorktown le 19 octobre 1781. Le traité de Versailles du 20 janvier 1783 consacra l’indépendance des États-Unis d’Amérique.
On comptait environ 500 000 esclaves dans les colonies en 1775. On estime à 100 000 le nombre d’esclaves qui se sont joints aux forces britanniques qui recrutaient avec beaucoup de dynamisme en leur promettant leur liberté en échange de leur enrôlement. Par contre, Washington annula dès le début de la guerre tout recrutement de soldats noirs même si quelques esclaves avaient participé aux batailles de Lexington et Concord. En 1777, en pleine guerre d’Indépendance, le Congrès continental adopta une constitution appelée « Articles de la Confédération« . Cette constitution ne sera ratifiée que le 1er mars 1781! Elle régissait l’organisation du nouvel État et demeurera en vigueur jusqu’à l’adoption de la nouvelle constitution américaine en 1789. Ces Articles ne contenaient aucune disposition sur l’esclavage, laissant ainsi aux états la responsabilité de la règlementation de l’esclavage sur leur territoire. Ils préservaient aussi l’indépendance et la souveraineté des états, laissant éventuellement un gouvernement central exsangue et, à toutes fins pratiques, inutile. Nous aurons l’occasion d’y revenir lors de notre étude de la crise de la Nullification de 1830 à 1832.